La mosaïque des racines africainesSi les racines de Marguerite Lalèyê sont africaines, elles ne sauraient se limiter à un seul peuple. Née en 1973 en République Démocratique du Congo (RDC), Marguerite est suissesse d’origine béninoise. Peu après sa naissance, sa famille part vivre en Mauritanie, puis revient en RDC, avant de s’installer au Sénégal, à Saint-Louis. Plus tard, des voyages et séjours au Cap Vert, Burkina Faso, Mali, Togo et Bénin viennent compléter la mosaïque d’impressions africaines. C’est en 1998 qu’elle décide de s’établir en Suisse dans le canton de Fribourg.
Un bagage professionnel multi-facettesAprès avoir obtenu son baccalauréat (option scientifique) et obtenu plusieurs prix, Marguerite réalise ses premières expositions de peintures. La presse sénégalaise ne tarit pas d’éloges à son sujet et le ministère de la culture va même jusqu’à lui proposer une exposition dans la capitale, Dakar. Autodidacte, Marguerite refuse cependant d’entreprendre une formation artistique. DanseC’est par de petites prestations de rue ou lors de manifestations informelles que Marguerite Lalèyê commence à partager son autre passion : la danse. Sa gestuelle est empreinte à la fois de douceur, de force et de profondeur. En novembre 2005, elle présente au public fribourgeois son premier spectacle intitulé « Adjin’Dé » ou « L’éclosion lumineuse. ». Elle aime à s’inspirer de l’énergie des lieux et intégrer les passants de manière impromptue. Ses spectacles élaborés autour d’un thème particulier ne connaissent jamais de chorégraphie chronométrée. Tel un jazzman, Marguerite accorde une importance primordiale à l’improvisation. Il lui arrive en outre de collaborer avec des musiciens classiques : Jean-Daniel Lugrin (compositeur, clarinettiste et chef de chœur fribourgeois), Pierre Bernard Sudan (violoncelliste fribourgeois) ou Yulika Ogawa-Müller (violoncelliste allemande).
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A ses yeux, la force de l’art réside justement dans l’expression naturelle et directe des émotions. Elle complète ainsi son parcours professionnel en Suisse dans d’autres domaines que celui de l’art : formation de ménagère agricole, CFC d’aide familiale, professeur d’aérobic et de fitness puis masseuse thérapeutique. Consultante couleurs, elle achève une formation de chromo-thérapeute fin 2009. A ce jour, Marguerite Lalèyê possède son propre espace, l’espace Oshoun, dans lequel se côtoient soins, expositions et évènements.
« J’aime à puiser la force de mon inspiration dans la profondeur de mon être, dans mes racines et dans les vibrations des mondes qui m’entourent, car tous sont porteurs de richesses et de messages. »
Autres activitésOutre la conception de spectacles de danse, la réalisation de ses œuvres et projets, Marguerite a donné des cours de percussion, d’expression corporelle et de danse afro-aérobic à l’Etat de Fribourg. Actuellement, des cours bloc de massage sont dispensés à l’Institut de sport de l’Université de Fribourg.
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